2 septembre 2017

Saguenay, Lac St-Jean, Bas St-Laurent

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Pas croyable ce qu’une journée de récupération paresseuse et une bonne nuit de sommeil peut faire. Si en plus, ça se passe dans un endroit charmant en compagnie de plein de gens sympathiques, c’est une formule gagnante pour requinquer des cyclistes fatigués! Tout ça pour dire que notre séjour à Ste-Rose du Nord a été des plus agréables, surtout la journée passée au Gîte du Jardin Potager où Johanne nous a chaleureusement accueilli. Nous sommes repartis de là après un super petit déjeuner qui nous donné suffisamment d’énergie pour grimper la côte à la sortie de ce petit village sur le fjord et nous rendre sans peine jusqu’à Jonquière. 

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Encore une fois, la météo vient jouer les trouble-fête. C’est donc au motel Princesse que nous écoutons la pluie tomber une partie de la nuit. Au matin, le ciel daigne enfin montrer ces couleurs et le soleil nous accompagne une bonne partie de la journée. Le trajet jusqu’au lac s’avère toutefois plus ardu qu’on s’y attendait: la piste cyclable emprunte des petits chemins qui ondulent fortement jusqu’au lac, donc pas moyen de garder un rythme constant. À Héberville, nous faisons l’expérience de la fameuse tourtière du lac St-Jean. La portion gargantuesque nous reste sur l’estomac une partie de l’après-midi, surtout dans les petites montées abruptes…Faudra trouver menu plus léger le midi!

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Enfin, à Metabetchouan, nous découvrons l’immense lac! La fameuse Véloroute des Bleuets en retrait du chemin principal la plupart du temps, nous réserve de beaux points de vue sur cette quasi mer intérieure. Ça roule bien et comme le temps reste favorable, nous posons nos pénates au camping de Val Jalbert. Agréable de retrouver notre routine de campeur: nous reprenons rapidement tous nos rituels et petites habitudes acquises pendant nos deux ans sur la route.

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Suite à la présentation de notre projet sur le blogue, nous avons reçu une invitation d’une petite famille près de St-Félicien. Curieux de rencontrer de vrais ‘Bleuets’, nous avons accepté. C’est donc sur leur ferme que nous avons rencontré Marie-Ève et Jean-Marie ainsi que leurs deux fils, Timothée et Xavier. Quel agréable séjour! Ce jeune couple dynamique nous a accueilli en toute simplicité malgré leur horaire de travail ultra chargé. Les enfants étaient fascinés par le Pino et évidemment, Charles leur a fait faire un tour. Disons que la sonnette les intéressait encore plus que le fait de pédaler mais les voir s’amuser autant en valait la peine. 

C’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons écouté Marie-Ève et Jean-Marie nous expliqué leur démarche bio avec la ferme laitière, dans le contexte conciliation travail/famille. Nous ne pouvons qu’être impressionnés par leur détermination et leur sens des valeurs. Vraiment, une belle petite famille!

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Comme il a plu toute la nuit (encore!), la campagne est noyée sous un épais brouillard le lendemain. Juste au moment de partir, Charles constate que le pneu arrière est fendu! Oups! C’est mauvais ça! Nous prenons la chance de rouler jusqu’à Dolbeau où on sait trouver une boutique de sport avec service vélo. Ça tient bon, et après un arrêt réparation d’une heure, nous voilà repartis…mais nous n’avons que le temps de traverser le pont vers Mistassini que la pluie commence! Encore une nuit de camping à l’eau, c’est le cas de le dire. Nous arrivons de justesse au motel des Chutes des Pères pour nous mettre à l’abri. Un groupe de cyclistes y trouvent aussi refuge et le lendemain, il est amusant de voir la piste de danse de la salle de réception remplie de vélos de toutes sortes.

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Quand nous repartons, le soleil semble gagner sur les nuages, mais le vent, lui, nous joue un vilain tour. En effet, arrivés à la traverse de Péribonka pour rejoindre le parc national de la Pointe-Taillon, après une heure d’attente, nous apprenons que la navette est suspendue à cause des trop fortes vagues sur le lac. Zut! ça représente un détour de plusieurs kilomètres! Nous renonçons encore une fois au camping dans le parc car le vent soulève le sable de la magnifique plage et même la structure de toile de l’auvent du poste d’accueil semble sur le point de se rompre. C’est finalement à Alma que nous terminons notre tour du lac St-Jean sous un ciel menaçant…

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Décidément, la météo ne nous a pas rendu la vie facile mais nous avons tout de même constaté que les ‘Bleuets’ sont vraiment des gens sympathiques et spontanés. Que ça soit dans les restaurants ou dans la rue, leur gentillesse nous a impressionné. Et que dire de la fierté face à leurs bleuets: partout, des représentations amusantes du fruit national! Eh! oui! nous sommes d’accord: les bleuets du lac St-Jean sont les meilleurs!


Nous avions décidé de revenir à Tadoussac en bateau pour d’abord, apprécier la beauté du fjord et aussi, pour donner un peu de répit aux jambes. Après une longue journée à pédaler sous la pluie entre Alma et La Baie, nous espérions bien que le temps serait plus clément le lendemain, mais c’est sous un ciel nuageux que la croisière se déroule et la dernière étape de l’Anse St-Jean à Tadoussac s’effectue sous une pluie battante. Comprenez que le moral des troupes commence à souffrir!


Faut croire que le ciel a enfin pitié des pauvres cyclotouristes car un soleil radieux nous réveille le lendemain. On monte aux Escoumins sur la Côte Nord et hop! sur le traversier, nous voilà à Trois-Pistoles dans le Bas du Fleuve. Enfin, nous pouvons camper sans craindre que le ciel nous tombe sur la tête, même si les nuits restent fraiches…et les moustiques voraces! L’optimisme revient tout de même et nous retrouvons le plaisir de pédaler sur la magnifique route longeant le fleuve, à travers les beaux villages tel Kamouraska, où la célèbre Boulangerie Niemans oblige à un arrêt ravitaillement.



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Le coeur léger, nous filons vers St-Jean Port Joli où nous attend Lina, une amie de la soeur de Charles. Chaleureusement accueillis, nous profitons d’une belle journée de détente à découvrir ce charmant petit village. Bonnes bouffes, belles conversations, bon dodo, voilà la recette gagnante pour recharger nos batteries de cyclistes. C’est donc fougueusement que nous enfourchons le Pino pour rallier Granby en 3 jours!

En effet, notre projet devait plutôt nous amener en Beauce mais devant l’incertitude face à la solidité de la roue arrière, nous décidons d’écourter le voyage, d’autant plus que la météo encore une fois, s’annonce capricieuse. D’ailleurs, un 4e rayon se brise juste un peu avant notre arrivée à la maison! Décidément, Pino a besoin de quelques ajustements…On vous en reparlera dans un prochain texte. Mais d’abord, repos total chez nous: 1,616 kilomètres en 27 jours de voyages et 9,771mètres de dénivelé positif, ça vous rentre dans les jambes! 

À suivre…

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18 août 2017

Charlevoix #2

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Notre prière à Sainte Anne n’a été qu’à moitié exaucée. En effet, dès la première montée vers le mont Ste-Anne, une petite bruine nous a rafraichi nous faisant craindre le pire. Mais le ciel a eu pitié de nous et enfin, le soleil est venu réchauffer les jambes qui travaillaient bien fort pour gravir les fort dénivelés vers Baie Saint-Paul. Quand nous atteignons finalement le plus haut point de Charlevoix à 740 mètres d’altitude, Charles regarde Denise et dit: « Déjà ?» 




Seul point sombre de cette journée, peu avant la dernière descente vers Baie Saint-Paul, nous voyons tout à coup la circulation bloquée sur 2 à 3 kilomètres. Un camion de pompier nous dépasse en trombe. Mais que se passe-t-il donc? Grâce à notre vélo, nous arrivons à nous faufiler et tout à coup, nous voyons une colonne de fumée droit devant. Une terrible collision s’est produite entre entre une moto et une auto. Il y a une victime, la scène est des plus triste…

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Même si la route 138 est bloquée dans les 2 sens pour plusieurs heures, nous parvenons à contourner le site de l’accident et descendons sans encombre vers Baie Saint-Paul où nous avons réservé un gîte. Ça nous permet un bel après-midi de flânerie dans les galeries et boutiques. Mais avouons-le, les pattes sont molles et le dodo viendra vite ce soir-là…non sans une pensée pour ceux touchés par la tragédie de cet après-midi. La vie est si fragile…

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Pour nous réveiller les muscles le lendemain matin, nous faisons un petit détour jusqu’au quai avant d’entreprendre la très longue montée à la sortie de Baie Saint-Paul. C’est du sérieux! Les cuisses chauffent et il y a de fréquents arrêts pour reprendre notre souffle. Mais comme à chaque fois que ça monte, ça donne de beaux points de vue, même si le fleuve reste noyé de brume. Quand nous arrêtons au dépanneur aux Éboulements, encore une fois, les gens nous posent mille questions sur le vélo et nous félicitent pour « notre courage »…Courage ou folie, on se demande parfois. Ce qui est sûr, c’est qu’on voit peu de cyclistes. Seule rencontre de cyclovoyageur, un gars de Vancouver qui va dans le même sens que nous et que nous croiserons ici et là jusqu’à La Malbaie.

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Mais montée sans fin signifie évidemment descente vertigineuse. Denise doit faire confiance à Charles car ça file! On atteint même un 75 km/hre un moment donné. Denise a le toupet qui retrousse sous son casque! C’est ainsi qu’on parvient à St-Irénée au niveau du fleuve. Après le lunch, il faut attaquer la pente qui a la réputation d’être la plus difficile de Charlevoix. Pentue à souhait, peu d’accotement, pas mal de circulation, la montée n’en finit plus. Il y a bien sûr, quelques séances de poussage, mais nous y arrivons et après 57 kilomètres de dur labeur, nous voilà à La Malbaie ou enfin, les conditions sont parfaites pour camper. Ce soir-là, notre voisin de camping est le cycliste de Vancouver mais la fatigue aidant, il n’est pas très loquace…nous non plus d’ailleurs!

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Le lendemain, nous revoyons notre ami de Vancouver qui nous avoue en avoir assez des côtes et il opte pour la traversée à Saint-Siméon. N’écoutant que notre courage, nous persévérons en direction de Tadoussac, même si nos jambes crient pitié. Arrivés à la hauteur de Baie des Rochers, petit village perdu, voilà  qu’un violent orage éclate pas très loin devant nous. Nous avons tout juste le temps de nous abriter sur une galerie avant que le ciel nous tombe sur la tête! Quelle ondée! Ça n’en finit plus. Quand le pire est passé, nous enfilons les impers et continuons notre route sur les 25 derniers kilomètres, arrosés généreusement par les gros camions qui nous dépassent à toute allure. Quand nous parvenons finalement à Baie Ste-Catherine, nous optons rapidement pour un motel car la pluie s’intensifie. Comme tout est complet à Tadoussac, nous restons sur la rive sud du fjord, mais comble de malchance, une panne d’électricité paralyse tous les systèmes informatiques et nous devons attendre un certain temps avant d’être sûrs d’obtenir une chambre. Il y a un tel achalandage que tous les hébergements ou presque affichent complet! Mais le courant revient en soirée et nous sommes bien heureux d’être douillettement installés sous un toit plutôt qu’en camping, même si c’est à prix fort, haute saison oblige.

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Le lendemain, un soleil radieux nous réveille. La journée s’annonce magnifique…sauf qu’il vente à écorner un boeuf! Nous traversons à Tadoussac, prenons le temps de flâner, et après un café corsé sur une terrasse ensoleillée, nous attaquons la montée pour sortir du village. Mais dès que nous tournons sur la route du fjord, c’est un vent en pleine face qui vient nous faire comprendre que les jambes n’en peuvent plus. Nous nous rendons péniblement à Sacré-Coeur où nous trouvons de justesse une chambre dans une petite auberge. Il est à peine midi, mais tant pis, il faut recharger les batteries!


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Mais le lendemain, quand nous nous retrouvons de nouveau face à un vent fou et froid, notre courage s’émousse…et pour couronner le tout, un ‘plink’ suspect venant du vélo nous oblige à faire une pause: un rayon de brisé sur la roue arrière!  Il faut tout démonter et réparer au plus tôt. Un cyclosportif en sens contraire (le vent dans le dos, le chanceux!) s’arrête et constate en observant Charles: « Le mécano sait ce qu’il fait ». Ça fait un petit velours à Charles vous imaginez…Heureusement, la roue est restée bien alignée et nous reprenons la route rassurés. Cependant, c’est fourbus que nous arrivons à Ste-Rose du Nord. Après une première nuit en camping, nous arrivons à trouver un gîte pour une 2e nuit, car il faut bien reposer la machine. Au menu, farniente total! Les prochains jours ne s’annoncent pas des plus beaux côté météo, vraiment, pas facile la vie de cyclotouristes.

À suivre...

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12 août 2017

Charlevoix #1

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Un des plus grands plaisirs du voyage, c’est de rencontrer les gens du pays. Eh! bien! pour notre première semaine sur la route, c’est mission accomplie! Grâce au réseau Warmshower, notre premier arrêt à Drummondville chez Josée et Robert a été des plus enthousiasmant. Ces grands voyageurs dans l’âme nous ont gentiment accueillis et les échanges de toutes sortes ont meublé la soirée d’agréable façon. 

Puis à Lyster, il y a eu Mariette et Irenée, deux septuagénaires dynamiques qui nous ont raconté leurs aventures à vélo à travers les USA. Leur positivisme inébranlable ne peut qu’être contagieux. Finalement, à Québec, un très agréable séjour chez des amis (mille merci Louise et Pierre!) nous a donné un petit répit du vélo car la côte Gilmour en fin de journée, ça vous rentre dans les jambes comme il faut!

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Mais n’exagérons pas, côté vélo, tout se passe à merveille. Nous avons énormément de plaisir à voyager sur notre tandem, profitant à plein des avantages d’une telle monture. Lors d’un arrêt spécial à Cap Rouge, nous avons d’ailleurs eu la chance d’essayer un Pino équipé d’un moteur alimenté à l’énergie solaire. Pierre et Claudette était sur le point de participer au Sun Trip Tour 2017, quand un malencontreux accident les a obligé à revenir au pays. Nous leur souhaitons bien de pouvoir reprendre l’aventure! Quant au p’tit moteur, comme Denise l’appelle, on en reparlera au retour de Charlevoix…

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Au départ de Québec, nous prévoyions camper au mont Sainte-Anne mais la pluie annoncée nous a incité à stopper dans un motel près de la basilique. Alors à la veille d’affronter les montées sérieuses de Charlevoix, nous voilà à faire une p’tite prière au ciel pour que seul la sueur de l’effort vienne nous mouiller lors du trajet vers Baie Saint-Paul.





3 août 2017

Nouveau départ

Déjà plus d’un an que nous sommes revenus au Québec après notre aventure à vélo de 2 ans à travers les 3 Amériques. Vous êtes plusieurs à nous questionner sur nos projets…en fait, LA  question que nous avons entendu le plus souvent: « Quand est-ce que vous repartez? » Tellement, qu’à la blague, nous nous demandions si vous étiez contents de nous revoir! 


Mais les beaux moments passés avec la famille et les amis nous ont permis de constater à quel point il est bon de revenir à la maison. Ajouter à ça le bonheur tout simple de retrouver le confort et la facilité de la vie quotidienne dans notre petite maison et vous comprendrez que nous avons profité pleinement de cette dernière année au fil des 4 saisons du Québec. 

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Mais voilà que l’appel de la route se fait entendre de nouveau! Cependant, les projets de voyage à l’étranger ne cessent de changer au fil des lectures et des recherches! Alors, en attendant que notre future (lointaine) destination se précise, nous nous sommes dit, pourquoi pas un p’tit tour de quelques semaines ici même au Québec? Il nous reste quelques coins à parcourir après tout, entre autres le lac St-Jean, où nous ne sommes jamais allés. 

Vous allez dire, c’est facile ça! Oui, on vous le concède mais avant de faire la Véloroute des Bleuets, nous avons décidé de compliquer un peu les choses en partant d’ici (Granby), et après avoir revu de nouveau la belle ville de Québec, eh! bien! nous affronterons les côtes charlevoisiennes et la route au nord du fjord du Saguenay, rien de moins! Après les Andes, qu’on se dit…Mais restons humbles, même s’il n’y a pas d’acclimation à l’altitude dans ce cas, une côte, c’est une côte et Charlevoix, on le sait pour l’avoir fait en motorisé, c’est pas de la p’tite bière. De plus, ça sera un baptême de la montée sérieuse pour notre nouvelle monture, le tandem des tandems: le Hase Pino!

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Pourquoi un tandem? Eh! bien! tous les couples qui voyagent vous le diront, il y en a toujours un (ou plus précisément une, dans notre cas!) qui tire de l’arrière. On peut argumenter longtemps sur l’égalité homme femme, reste que physiquement, il faut bien concéder que monsieur a généralement plus de force musculaire que madame. Quand madame rejoint monsieur, le voilà prêt à repartir alors même qu’elle n’a pas repris son souffle! À la longue, toujours tirer de l’arrière, ça use le plus endurci des moral (parlez-en à Denise!). Et si monsieur accepte de suivre madame, cette dernière a tendance à pousser plus fort car monsieur la talonne de trop près!  Résultat: bien des frustrations à gérer dans tous les cas. Alors comment résoudre le dilemme? 

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C’est là que le tandem entre en scène. Et pas n’importe lequel. Nous avons choisi le Pino pour sa configuration particulière permettant une vision parfaite aux 2 cyclistes. Denise étant la plus petite, elle ne se voyait pas regarder tout le temps les larges épaules de son grand Charles de mari. Notre verdict après quelques milliers de kilomètres: le plaisir est au rendez-vous à chaque fois, car non seulement nous partageons l’effort, mais nous découvrons simultanément les différents panoramas et nous n’avons plus à nous soucier d’attendre ou de se sentir attendu(e) de l’autre. L’harmonie du couple est sauve!

Si vous avez le goût de suivre nos péripéties à bord de notre nouvelle monture, surveillez notre blogue dans les prochaines semaines. Nous tenterons de vous faire partager le plaisir de nos découvertes et, qui sait, de vous donner le goût de partir vous aussi à l’aventure…en solo ou en tandem! 

À suivre…

P.S.: souhaitez-nous du beau temps!!!


31 octobre 2016

Bilan: l'équipement de camping et autres


La tente
Nous avons acheté notre tente en 2012 et nous l'avons utilisé pour tous nos voyages depuis. La Hilleberg Nallo GT3 est vraiment un bijou de tente! Nous adorons l’espace d’entreposage qui nous permet de tout mettre à l’abri le soir venu. Cet antichambre peut aussi servir pour cuisiner à l’abri en cas de mauvais temps. Comme c'est une tente 3 saisons de type tunnel, elle n’est pas auto-portante mais l’intérieur peut être monté séparément de la toile extérieure avec de petits accessoires vendus à part. Par contre elle résiste très bien aux vents et elle est parfaite par temps froid. Cependant, par temps très chaud, elle manque de ventilation.  Nous avons monté cette tente plus de 200 fois depuis que nous l'avons, le plus souvent en haute montagne et dans les régions désertiques. Nous avons cependant dû changer les glissières des fermetures éclair à quelques reprises. En Patagonie, nous avons aussi dû remplacer l'une des fermetures éclair. Mentionnons que la compagnie Hilleberg a été parfaite en ce qui concerne le service. Ils nous ont fait parvenir rapidement et gratuitement les pièces dont nous avions besoin. Un conseil: apportez des glissières de rechange. Donc, si votre budget le permet, cette tente vaut vraiment l'investissement.


Les matelas 
Nous avons toujours nos Thermarest Pro Plus (5 ans). Ils sont tout à fait confortables et ils isolent bien du sol quand il fait froid. Nous les avons percé avec des épines dans le désert mais vite réparé avec le kit de réparation et ça tient toujours! 




Les duvets
Nos sacs de couchages sont en duvet naturel et tout à fait adaptés au temps frais. Ce sont des North Face Blue Kazoo testés à -11C, et ils nous ont tenu au chaud en haute montagne lorsque la température descendait sous zéro! Évidement, dans les pays chauds, nous opterions pour des sacs de couchage plus légers et moins encombrants. 

Réchaud

Nous utilisons un Dragonfly de MSR depuis 2012 et en sommes très satisfaits. Il brûle n'importe quel type de combustible. En ce qui nous concerne, nous avons utilisé le plus souvent du gaz automobile. Ça ne coûte pas cher et on en trouve partout. Nous avions le kit de réparation et d'entretien ( indispensable pour effectuer le nettoyage ponctuel nécessaire au bon fonctionnement, surtout en altitude). Attention, en Amérique du Sud, vous ne trouverez pas de bouteilles de propane ou butane pour poêles de camping.

Filtration de l'eau
Le message est simple. En Amérique du Sud, filtrez, filtrez et filtrez! Si vous désirez éviter les troubles intestinaux, faites attention à l'eau. Nous utilisions 3 types de traitement: un filtre MSR, des pastilles de chlore ainsi qu'une lampe UV (Steripen). Pour notre prochain voyage, la lampe UV restera à la maison car les deux autres méthodes sont amplement suffisantes. Un conseil: apportez suffisamment de pastilles de chlore car elles sont difficiles à trouver en Amérique du Sud et elles coûtent très cher! Évidemment, on peut acheter de l'eau embouteillée à peu près partout...mais les bouteilles de plastique sont un véritable fléau écologique car en Amérique du Sud, le recyclage, ça n'existe pas! Vous verrez d'immenses dépotoirs à ciel ouvert partout, c'en est désolant. Donc, l'eau embouteillée est une solution de dernier recours, comme dans certaines zones minières où l'eau est potentiellement contaminée par des agents chimiques qui ne seront pas éliminés par le filtre.

L'INDISPENSABLE GPS!
Savoir où vous vous trouvez exactement est un atout majeur. Être sur la bonne route en est une autre. Et pouvoir consulté toute les options qui s’offrent à vous si vous n’aimez pas la route où vous vous trouvez n’a pas de prix. Aucune carte ne peut vous donner le niveau de précision que le GPS vous offre. Les cartes de toutes les régions de la planète sont disponibles gratuitement sur Garmin Openstreetmap.
Vous n’avez qu’à télécharger la région du monde où vous voyagerez et vous voilà prêt à partir! Nous utilisons le site Ride with GPS pour planifier nos routes et  téléchargeons les tracés dans notre GPS. La plupart du temps, nous avons notre tracé pour les 5 à 10 jours à venir. Cet équipement fonctionne 
avec des batteries AA que nous pouvons recharger avec notre dynamo. Nous ne laissons pas le GPS allumé en permanence pour allonger la durée de vie des piles. Par exemple, si nous sommes sur une route et que nous savons que nous allons la suivre pour 1,300 kilomètres, le GPS reste fermé. Par contre, il restera constamment ouvert si nous approchons une ville et que nous devons constamment changer de cap et de routes...là, ça devient indispensable. Bien que le GPS soit merveilleux, il ne remplace pas les discussions de bord de chemin avec les locaux pour connaitre les conditions des chaussées et les plus belles options qui s’offrent à vous. Mais attention! L’opinion d’un automobiliste quant à une route va grandement différer de ce qu’en pense un cyclotouriste. Par exemple, un automobiliste commencera à ressentir les gradients à partir de 9% tandis que les jambes d'un cyclotouriste chargé sont sollicitées à partir d’un gradient de 3%. Un automobiliste nous a dit un jour... «cette route est plate comme une crêpe» et il s’est avéré que les gradients étaient de 8 à 10% en montagnes russes pour 30 kilomètres...en fin de journée! Et quant aux distances, eh! bien! les fameux "ils vous restent seulement 10 minutes" se sont souvent avérés être plutôt une heure sinon plus de route! Tout est relatif...surtout en Amérique du Sud où bien des gens prennent les petits 'collectivos' pour voyager.

Le téléphone cellulaire
Une belle surprise en Amérique du Sud! Les tarifs prépayés sont extrêmement abordables. Apportez votre téléphone déverrouillé et achetez vous une carte 'sim' dans chaque pays que vous visitez et vous vous en sortirez à très bon compte. C'est très pratique pour les réservations d'hôtel ou de Warmshower.
Par exemple au Costa Rica, ça nous a coûté 5$ pour la carte 'sim' qui venait avec 500 meg de données et 100 minutes de vocal pour un mois! C'est un exemple, mais chose  certaine, vous ne paierez jamais aussi cher qu'en Amérique du Nord pour l'utilisation du cellulaire.

LES CHOSES À NE PAS RAMENER

In Reach: le fameux communicateur satellite! C'est vrai qu'il est sécurisant de savoir qu'en cas de problèmes nous pouvons compter sur un outil de communication d'urgence. Mais le hic, c'est que le signal n'est pas toujours au rendez vous. Nous avons utilisé l'appareil une vingtaine de fois au cours du voyage mais à plusieurs reprises, lorsque nous étions dans des vallées enclavées en altitude dans les Andes, il n'y avait pas de signal...Et si nous avions une urgence à ce moment? Pas sûr que l'appareil fera parti d'un prochain voyage. Le téléphone cellulaire fera l'affaire.

Chargeur solaire: Sur deux ans, nous n'avons utilisé notre chargeur solaire qu'à deux reprises. Notre vélo possède une dynamo et cela suffit amplement à charger les batteries de nos caméras et autres en régions isolées. De toute manière, même en Amérique du Sud, on trouve toujours des endroits avec source électrique pour recharger nos équipements. Le panneau solaire ne fera donc pas parti de notre prochaine expédition.


Pour plus d'information sur l'équipement vous pouvez aller voir l'onglet L'Équipement ou contactez nous!