18 août 2017

Charlevoix #2

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Notre prière à Sainte Anne n’a été qu’à moitié exaucée. En effet, dès la première montée vers le mont Ste-Anne, une petite bruine nous a rafraichi nous faisant craindre le pire. Mais le ciel a eu pitié de nous et enfin, le soleil est venu réchauffer les jambes qui travaillaient bien fort pour gravir les fort dénivelés vers Baie Saint-Paul. Quand nous atteignons finalement le plus haut point de Charlevoix à 740 mètres d’altitude, Charles regarde Denise et dit: « Déjà ?» 




Seul point sombre de cette journée, peu avant la dernière descente vers Baie Saint-Paul, nous voyons tout à coup la circulation bloquée sur 2 à 3 kilomètres. Un camion de pompier nous dépasse en trombe. Mais que se passe-t-il donc? Grâce à notre vélo, nous arrivons à nous faufiler et tout à coup, nous voyons une colonne de fumée droit devant. Une terrible collision s’est produite entre entre une moto et une auto. Il y a une victime, la scène est des plus triste…

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Même si la route 138 est bloquée dans les 2 sens pour plusieurs heures, nous parvenons à contourner le site de l’accident et descendons sans encombre vers Baie Saint-Paul où nous avons réservé un gîte. Ça nous permet un bel après-midi de flânerie dans les galeries et boutiques. Mais avouons-le, les pattes sont molles et le dodo viendra vite ce soir-là…non sans une pensée pour ceux touchés par la tragédie de cet après-midi. La vie est si fragile…

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Pour nous réveiller les muscles le lendemain matin, nous faisons un petit détour jusqu’au quai avant d’entreprendre la très longue montée à la sortie de Baie Saint-Paul. C’est du sérieux! Les cuisses chauffent et il y a de fréquents arrêts pour reprendre notre souffle. Mais comme à chaque fois que ça monte, ça donne de beaux points de vue, même si le fleuve reste noyé de brume. Quand nous arrêtons au dépanneur aux Éboulements, encore une fois, les gens nous posent mille questions sur le vélo et nous félicitent pour « notre courage »…Courage ou folie, on se demande parfois. Ce qui est sûr, c’est qu’on voit peu de cyclistes. Seule rencontre de cyclovoyageur, un gars de Vancouver qui va dans le même sens que nous et que nous croiserons ici et là jusqu’à La Malbaie.

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Mais montée sans fin signifie évidemment descente vertigineuse. Denise doit faire confiance à Charles car ça file! On atteint même un 75 km/hre un moment donné. Denise a le toupet qui retrousse sous son casque! C’est ainsi qu’on parvient à St-Irénée au niveau du fleuve. Après le lunch, il faut attaquer la pente qui a la réputation d’être la plus difficile de Charlevoix. Pentue à souhait, peu d’accotement, pas mal de circulation, la montée n’en finit plus. Il y a bien sûr, quelques séances de poussage, mais nous y arrivons et après 57 kilomètres de dur labeur, nous voilà à La Malbaie ou enfin, les conditions sont parfaites pour camper. Ce soir-là, notre voisin de camping est le cycliste de Vancouver mais la fatigue aidant, il n’est pas très loquace…nous non plus d’ailleurs!

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Le lendemain, nous revoyons notre ami de Vancouver qui nous avoue en avoir assez des côtes et il opte pour la traversée à Saint-Siméon. N’écoutant que notre courage, nous persévérons en direction de Tadoussac, même si nos jambes crient pitié. Arrivés à la hauteur de Baie des Rochers, petit village perdu, voilà  qu’un violent orage éclate pas très loin devant nous. Nous avons tout juste le temps de nous abriter sur une galerie avant que le ciel nous tombe sur la tête! Quelle ondée! Ça n’en finit plus. Quand le pire est passé, nous enfilons les impers et continuons notre route sur les 25 derniers kilomètres, arrosés généreusement par les gros camions qui nous dépassent à toute allure. Quand nous parvenons finalement à Baie Ste-Catherine, nous optons rapidement pour un motel car la pluie s’intensifie. Comme tout est complet à Tadoussac, nous restons sur la rive sud du fjord, mais comble de malchance, une panne d’électricité paralyse tous les systèmes informatiques et nous devons attendre un certain temps avant d’être sûrs d’obtenir une chambre. Il y a un tel achalandage que tous les hébergements ou presque affichent complet! Mais le courant revient en soirée et nous sommes bien heureux d’être douillettement installés sous un toit plutôt qu’en camping, même si c’est à prix fort, haute saison oblige.

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Le lendemain, un soleil radieux nous réveille. La journée s’annonce magnifique…sauf qu’il vente à écorner un boeuf! Nous traversons à Tadoussac, prenons le temps de flâner, et après un café corsé sur une terrasse ensoleillée, nous attaquons la montée pour sortir du village. Mais dès que nous tournons sur la route du fjord, c’est un vent en pleine face qui vient nous faire comprendre que les jambes n’en peuvent plus. Nous nous rendons péniblement à Sacré-Coeur où nous trouvons de justesse une chambre dans une petite auberge. Il est à peine midi, mais tant pis, il faut recharger les batteries!


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Mais le lendemain, quand nous nous retrouvons de nouveau face à un vent fou et froid, notre courage s’émousse…et pour couronner le tout, un ‘plink’ suspect venant du vélo nous oblige à faire une pause: un rayon de brisé sur la roue arrière!  Il faut tout démonter et réparer au plus tôt. Un cyclosportif en sens contraire (le vent dans le dos, le chanceux!) s’arrête et constate en observant Charles: « Le mécano sait ce qu’il fait ». Ça fait un petit velours à Charles vous imaginez…Heureusement, la roue est restée bien alignée et nous reprenons la route rassurés. Cependant, c’est fourbus que nous arrivons à Ste-Rose du Nord. Après une première nuit en camping, nous arrivons à trouver un gîte pour une 2e nuit, car il faut bien reposer la machine. Au menu, farniente total! Les prochains jours ne s’annoncent pas des plus beaux côté météo, vraiment, pas facile la vie de cyclotouristes.

À suivre...

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12 août 2017

Charlevoix #1

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Un des plus grands plaisirs du voyage, c’est de rencontrer les gens du pays. Eh! bien! pour notre première semaine sur la route, c’est mission accomplie! Grâce au réseau Warmshower, notre premier arrêt à Drummondville chez Josée et Robert a été des plus enthousiasmant. Ces grands voyageurs dans l’âme nous ont gentiment accueillis et les échanges de toutes sortes ont meublé la soirée d’agréable façon. 

Puis à Lyster, il y a eu Mariette et Irenée, deux septuagénaires dynamiques qui nous ont raconté leurs aventures à vélo à travers les USA. Leur positivisme inébranlable ne peut qu’être contagieux. Finalement, à Québec, un très agréable séjour chez des amis (mille merci Louise et Pierre!) nous a donné un petit répit du vélo car la côte Gilmour en fin de journée, ça vous rentre dans les jambes comme il faut!

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Mais n’exagérons pas, côté vélo, tout se passe à merveille. Nous avons énormément de plaisir à voyager sur notre tandem, profitant à plein des avantages d’une telle monture. Lors d’un arrêt spécial à Cap Rouge, nous avons d’ailleurs eu la chance d’essayer un Pino équipé d’un moteur alimenté à l’énergie solaire. Pierre et Claudette était sur le point de participer au Sun Trip Tour 2017, quand un malencontreux accident les a obligé à revenir au pays. Nous leur souhaitons bien de pouvoir reprendre l’aventure! Quant au p’tit moteur, comme Denise l’appelle, on en reparlera au retour de Charlevoix…

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Au départ de Québec, nous prévoyions camper au mont Sainte-Anne mais la pluie annoncée nous a incité à stopper dans un motel près de la basilique. Alors à la veille d’affronter les montées sérieuses de Charlevoix, nous voilà à faire une p’tite prière au ciel pour que seul la sueur de l’effort vienne nous mouiller lors du trajet vers Baie Saint-Paul.





3 août 2017

Nouveau départ

Déjà plus d’un an que nous sommes revenus au Québec après notre aventure à vélo de 2 ans à travers les 3 Amériques. Vous êtes plusieurs à nous questionner sur nos projets…en fait, LA  question que nous avons entendu le plus souvent: « Quand est-ce que vous repartez? » Tellement, qu’à la blague, nous nous demandions si vous étiez contents de nous revoir! 


Mais les beaux moments passés avec la famille et les amis nous ont permis de constater à quel point il est bon de revenir à la maison. Ajouter à ça le bonheur tout simple de retrouver le confort et la facilité de la vie quotidienne dans notre petite maison et vous comprendrez que nous avons profité pleinement de cette dernière année au fil des 4 saisons du Québec. 

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Mais voilà que l’appel de la route se fait entendre de nouveau! Cependant, les projets de voyage à l’étranger ne cessent de changer au fil des lectures et des recherches! Alors, en attendant que notre future (lointaine) destination se précise, nous nous sommes dit, pourquoi pas un p’tit tour de quelques semaines ici même au Québec? Il nous reste quelques coins à parcourir après tout, entre autres le lac St-Jean, où nous ne sommes jamais allés. 

Vous allez dire, c’est facile ça! Oui, on vous le concède mais avant de faire la Véloroute des Bleuets, nous avons décidé de compliquer un peu les choses en partant d’ici (Granby), et après avoir revu de nouveau la belle ville de Québec, eh! bien! nous affronterons les côtes charlevoisiennes et la route au nord du fjord du Saguenay, rien de moins! Après les Andes, qu’on se dit…Mais restons humbles, même s’il n’y a pas d’acclimation à l’altitude dans ce cas, une côte, c’est une côte et Charlevoix, on le sait pour l’avoir fait en motorisé, c’est pas de la p’tite bière. De plus, ça sera un baptême de la montée sérieuse pour notre nouvelle monture, le tandem des tandems: le Hase Pino!

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Pourquoi un tandem? Eh! bien! tous les couples qui voyagent vous le diront, il y en a toujours un (ou plus précisément une, dans notre cas!) qui tire de l’arrière. On peut argumenter longtemps sur l’égalité homme femme, reste que physiquement, il faut bien concéder que monsieur a généralement plus de force musculaire que madame. Quand madame rejoint monsieur, le voilà prêt à repartir alors même qu’elle n’a pas repris son souffle! À la longue, toujours tirer de l’arrière, ça use le plus endurci des moral (parlez-en à Denise!). Et si monsieur accepte de suivre madame, cette dernière a tendance à pousser plus fort car monsieur la talonne de trop près!  Résultat: bien des frustrations à gérer dans tous les cas. Alors comment résoudre le dilemme? 

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C’est là que le tandem entre en scène. Et pas n’importe lequel. Nous avons choisi le Pino pour sa configuration particulière permettant une vision parfaite aux 2 cyclistes. Denise étant la plus petite, elle ne se voyait pas regarder tout le temps les larges épaules de son grand Charles de mari. Notre verdict après quelques milliers de kilomètres: le plaisir est au rendez-vous à chaque fois, car non seulement nous partageons l’effort, mais nous découvrons simultanément les différents panoramas et nous n’avons plus à nous soucier d’attendre ou de se sentir attendu(e) de l’autre. L’harmonie du couple est sauve!

Si vous avez le goût de suivre nos péripéties à bord de notre nouvelle monture, surveillez notre blogue dans les prochaines semaines. Nous tenterons de vous faire partager le plaisir de nos découvertes et, qui sait, de vous donner le goût de partir vous aussi à l’aventure…en solo ou en tandem! 

À suivre…

P.S.: souhaitez-nous du beau temps!!!


31 octobre 2016

Bilan: l'équipement de camping et autres


La tente
Nous avons acheté notre tente en 2012 et nous l'avons utilisé pour tous nos voyages depuis. La Hilleberg Nallo GT3 est vraiment un bijou de tente! Nous adorons l’espace d’entreposage qui nous permet de tout mettre à l’abri le soir venu. Cet antichambre peut aussi servir pour cuisiner à l’abri en cas de mauvais temps. Comme c'est une tente 3 saisons de type tunnel, elle n’est pas auto-portante mais l’intérieur peut être monté séparément de la toile extérieure avec de petits accessoires vendus à part. Par contre elle résiste très bien aux vents et elle est parfaite par temps froid. Cependant, par temps très chaud, elle manque de ventilation.  Nous avons monté cette tente plus de 200 fois depuis que nous l'avons, le plus souvent en haute montagne et dans les régions désertiques. Nous avons cependant dû changer les glissières des fermetures éclair à quelques reprises. En Patagonie, nous avons aussi dû remplacer l'une des fermetures éclair. Mentionnons que la compagnie Hilleberg a été parfaite en ce qui concerne le service. Ils nous ont fait parvenir rapidement et gratuitement les pièces dont nous avions besoin. Un conseil: apportez des glissières de rechange. Donc, si votre budget le permet, cette tente vaut vraiment l'investissement.


Les matelas 
Nous avons toujours nos Thermarest Pro Plus (5 ans). Ils sont tout à fait confortables et ils isolent bien du sol quand il fait froid. Nous les avons percé avec des épines dans le désert mais vite réparé avec le kit de réparation et ça tient toujours! 




Les duvets
Nos sacs de couchages sont en duvet naturel et tout à fait adaptés au temps frais. Ce sont des North Face Blue Kazoo testés à -11C, et ils nous ont tenu au chaud en haute montagne lorsque la température descendait sous zéro! Évidement, dans les pays chauds, nous opterions pour des sacs de couchage plus légers et moins encombrants. 

Réchaud

Nous utilisons un Dragonfly de MSR depuis 2012 et en sommes très satisfaits. Il brûle n'importe quel type de combustible. En ce qui nous concerne, nous avons utilisé le plus souvent du gaz automobile. Ça ne coûte pas cher et on en trouve partout. Nous avions le kit de réparation et d'entretien ( indispensable pour effectuer le nettoyage ponctuel nécessaire au bon fonctionnement, surtout en altitude). Attention, en Amérique du Sud, vous ne trouverez pas de bouteilles de propane ou butane pour poêles de camping.

Filtration de l'eau
Le message est simple. En Amérique du Sud, filtrez, filtrez et filtrez! Si vous désirez éviter les troubles intestinaux, faites attention à l'eau. Nous utilisions 3 types de traitement: un filtre MSR, des pastilles de chlore ainsi qu'une lampe UV (Steripen). Pour notre prochain voyage, la lampe UV restera à la maison car les deux autres méthodes sont amplement suffisantes. Un conseil: apportez suffisamment de pastilles de chlore car elles sont difficiles à trouver en Amérique du Sud et elles coûtent très cher! Évidemment, on peut acheter de l'eau embouteillée à peu près partout...mais les bouteilles de plastique sont un véritable fléau écologique car en Amérique du Sud, le recyclage, ça n'existe pas! Vous verrez d'immenses dépotoirs à ciel ouvert partout, c'en est désolant. Donc, l'eau embouteillée est une solution de dernier recours, comme dans certaines zones minières où l'eau est potentiellement contaminée par des agents chimiques qui ne seront pas éliminés par le filtre.

L'INDISPENSABLE GPS!
Savoir où vous vous trouvez exactement est un atout majeur. Être sur la bonne route en est une autre. Et pouvoir consulté toute les options qui s’offrent à vous si vous n’aimez pas la route où vous vous trouvez n’a pas de prix. Aucune carte ne peut vous donner le niveau de précision que le GPS vous offre. Les cartes de toutes les régions de la planète sont disponibles gratuitement sur Garmin Openstreetmap.
Vous n’avez qu’à télécharger la région du monde où vous voyagerez et vous voilà prêt à partir! Nous utilisons le site Ride with GPS pour planifier nos routes et  téléchargeons les tracés dans notre GPS. La plupart du temps, nous avons notre tracé pour les 5 à 10 jours à venir. Cet équipement fonctionne 
avec des batteries AA que nous pouvons recharger avec notre dynamo. Nous ne laissons pas le GPS allumé en permanence pour allonger la durée de vie des piles. Par exemple, si nous sommes sur une route et que nous savons que nous allons la suivre pour 1,300 kilomètres, le GPS reste fermé. Par contre, il restera constamment ouvert si nous approchons une ville et que nous devons constamment changer de cap et de routes...là, ça devient indispensable. Bien que le GPS soit merveilleux, il ne remplace pas les discussions de bord de chemin avec les locaux pour connaitre les conditions des chaussées et les plus belles options qui s’offrent à vous. Mais attention! L’opinion d’un automobiliste quant à une route va grandement différer de ce qu’en pense un cyclotouriste. Par exemple, un automobiliste commencera à ressentir les gradients à partir de 9% tandis que les jambes d'un cyclotouriste chargé sont sollicitées à partir d’un gradient de 3%. Un automobiliste nous a dit un jour... «cette route est plate comme une crêpe» et il s’est avéré que les gradients étaient de 8 à 10% en montagnes russes pour 30 kilomètres...en fin de journée! Et quant aux distances, eh! bien! les fameux "ils vous restent seulement 10 minutes" se sont souvent avérés être plutôt une heure sinon plus de route! Tout est relatif...surtout en Amérique du Sud où bien des gens prennent les petits 'collectivos' pour voyager.

Le téléphone cellulaire
Une belle surprise en Amérique du Sud! Les tarifs prépayés sont extrêmement abordables. Apportez votre téléphone déverrouillé et achetez vous une carte 'sim' dans chaque pays que vous visitez et vous vous en sortirez à très bon compte. C'est très pratique pour les réservations d'hôtel ou de Warmshower.
Par exemple au Costa Rica, ça nous a coûté 5$ pour la carte 'sim' qui venait avec 500 meg de données et 100 minutes de vocal pour un mois! C'est un exemple, mais chose  certaine, vous ne paierez jamais aussi cher qu'en Amérique du Nord pour l'utilisation du cellulaire.

LES CHOSES À NE PAS RAMENER

In Reach: le fameux communicateur satellite! C'est vrai qu'il est sécurisant de savoir qu'en cas de problèmes nous pouvons compter sur un outil de communication d'urgence. Mais le hic, c'est que le signal n'est pas toujours au rendez vous. Nous avons utilisé l'appareil une vingtaine de fois au cours du voyage mais à plusieurs reprises, lorsque nous étions dans des vallées enclavées en altitude dans les Andes, il n'y avait pas de signal...Et si nous avions une urgence à ce moment? Pas sûr que l'appareil fera parti d'un prochain voyage. Le téléphone cellulaire fera l'affaire.

Chargeur solaire: Sur deux ans, nous n'avons utilisé notre chargeur solaire qu'à deux reprises. Notre vélo possède une dynamo et cela suffit amplement à charger les batteries de nos caméras et autres en régions isolées. De toute manière, même en Amérique du Sud, on trouve toujours des endroits avec source électrique pour recharger nos équipements. Le panneau solaire ne fera donc pas parti de notre prochaine expédition.


Pour plus d'information sur l'équipement vous pouvez aller voir l'onglet L'Équipement ou contactez nous!

30 septembre 2016

Bilan: Equipement

Les vélos
Évidemment, LA question la plus souvent posée: c'est quoi votre vélo?
Comme il existe à peu près autant de types de vélo que de cyclotouristes, il a fallu en lire de la documentation et des avis sur le sujet avant de prendre une décision. Nous avons finalement opté pour le cadre Surly Long Haul Trucker, offrant un excellent rapport qualité/prix. Puis nous l'avons 'habillé' des composantes qui nous paraissaient les plus adaptées au type de voyage que nous envisagions. Résultat: un vélo d'expédition à la carte!

Remarquez que depuis leur achat en 2011, nos montures ont évoluées au fil des voyages entrepris. Après plus de 45,000 kilomètres parcourus, le cadre s'est avéré parfait, solide et nous irions jusqu'à dire quasi indestructible après tout ce qu'on lui a imposé comme conditions! Par contre, il a fallu remplacer les jantes, les pneus et nous avons aussi choisi de changer le système de transmission.


Notre opinion: les jantes et les pneus sont parmi les plus importantes composantes à choisir selon le type de voyage. L'autre élément primordial: les freins.


Les jantes
Elles supportent un poids important et subissent un stress incroyable, surtout si vous faites comme nous un bon pourcentage de votre voyage sur des routes de terre en piètre état. Pour l'Amérique du Sud, nous avions montés nos roues avec des jantes Velocity NoBS à 36 rayons. Ces jantes sont d'une grande résistance mais n'ont rien de léger. Leur alliage en aluminium de haute qualité et une surface de freinage généreuse en allongent la durée de vie. Nous en sommes très satisfaits car elles nous ont supportés pendant près de 29,000 kilomètres et ont résisté à 253,000 mètres de freinage en dénivelé négatif. Évidemment, si nous avions au départ opté pour des freins à disque, les jantes seraient encore en service car ce type de freins n'usent absolument pas la jante: nous en reparlerons plus loin. Seulement 2 rayons cassés pour toute la durée du voyage et une seule roue légèrement voilée sur une mauvaise route au Chili (vite réparée). Si vous partez longtemps, comme ce fut le cas pour nous, nous vous recommandons de faire monter de nouvelles jantes par un expert afin de partir l'esprit tranquille. Nos moyeux avant: Shimano XT. La roue avant de Charles est montée avec un moyeux Dynamo XT pour fournir l'électricité nécessaire au chargement des batteries de caméra, téléphones, GPS, etc.

Les pneus

Comme ils sont en contact avec la route, leur qualité est primordiale. Puisque nous savions que nous allions faire près de 5,000 kilomètres sur des routes de terre et de "garnotte", nous avions opté pour des pneus de 2.15 pouces à profil mordant! Nous avons choisi des pneus Schwalbe Marathon Mondial qui offrent une durabilité incroyable. Pour vous confirmer nos dires, notez que ceux qui sont sur le vélo de Denise ont roulé près de 30,000 kilomètres et ils sont encore bons pour plusieurs autres milliers de bornes! Certes, des pneus de 2 pouces, ce n'est pas ce qu'il y a de plus roulant mais nous n'avions pas l'objectif de battre des records de vitesse loin de là! Nous avions avec nous en tout temps deux pneus de rechange (un pliable et un standard) car il est impossible de trouver des pneus Schwalbe en Amérique du Sud. Vous trouverez seulement des pneus de vélo de montagne qui ne sont pas trop adaptés pour le vélo de long cours avec lourdes charges comme c'était notre cas. Notez que nous ajustions la pression de nos pneus selon le revêtement: 66 psi sur le bitume pour être plus roulant et entre 25 psi et 30 psi sur les routes de terre afin d'absorber les vibrations et avoir un meilleur confort ainsi qu'un meilleur contrôle!

Les freins

Lorsque nous avions monté nos vélos en 2011, nous avions opté pour des 'V-brakes' car il était plus facile d'en faire l'entretien et de trouver des pièces (pads de frein) partout dans le monde. Mais les temps changent et nous opterions aujourd'hui pour des freins à disque car il est devenu beaucoup plus facile de trouver des 'pads' de frein à disque un peu partout. En fait, selon nos observations, en Amérique du Sud il se vend maintenant quasi uniquement des vélos de montagne et même le bas de gamme est équipé de freins à disques. Les freins à disques ont trois avantages majeurs: le freinage est trois fois plus efficace, il n'y a aucune usure de la jante et ils restent performants sous la pluie et dans la boue. Un atout majeur quand on s'en va grimper les Andes n'est-ce pas? Car tout ce qui monte redescend!!!

Le système de transmission

Lors de notre premier voyage aux USA, nos vélos étaient équipés de dérailleurs Shimano XT 29 vitesses (3 X 9) et ça fonctionnait très bien. Mais pour notre voyage en Amérique du Sud, nous avons décidé de nous gâter en installant des moyeux Rohloff sur nos montures. Coup de foudre dès le départ: c'est un système génial! 
Les moyeux Rohloff sont de véritables petites merveilles d'ingénierie allemande: 14 vitesses uniformément espacées à l’intérieur d’un moyeu avec espérance de vie de 100,000 kilomètres, rien de moins! Il faut seulement changer l’huile à tous les 5,000 kilomètres et en faire un entretien préventif normal. Autre avantage: il y a moins d’usure sur les pignons grâce à un alignement parfait de la  ligne de chaine et en plus, on peut inverser les pignons et plateaux pour en doubler la durée de vie. 
Mais l'avantage numéro UN du Rohloff, c'est sa facilité d'utilisation! En effet, il est possible de passer à n’importe quelle vitesse à l'arrêt, sans pédaler, ce qui est tout à fait impossible à faire avec un système d’entrainement conventionnel. On peut donc en montant une côte en 8ème vitesse, s’arrêter, prendre une photo et puis, toujours à l’arrêt, passer en première vitesse et repartir sans problème. Un 'must' quand on passe des mois à faire la grimpette dans les Andes!
Le seul bémol, un éventuel bris peut occasionner un arrêt prolongé pour effectuer une réparation car il existe peu de points de service en Amérique. Cependant, tous les utilisateurs de Rohloff le confirment, le service à la clientèle de la compagnie est excellent. Donc, s’il y a bris, nous pouvons dans le pire des cas, envoyer la pièce en Allemagne et environ 2 semaines plus tard, Rohloff retourne le système réparé. Alors si jamais nous vivions une avarie, cela nous donnerait l’occasion de prendre une petite vacance. Nous ne sommes pas pressés après tout! Mais nous n'avons jamais eu de problèmes avec nos Rohloff et avons rencontré plusieurs autres cyclos qui roulent avec ça depuis fort longtemps sans aucun problème. Il est clair que nous allons transférer un de nos Rohloff sur notre tandem pour le prochain voyage!


Conversion to Rohloff SpeedHubs 500/14 from Charles Coderre on Vimeo.


Chaines et pignons

Nous avons changé les chaines 9 fois au cours de ce voyage de 29,364 kilomètres. Ça fait une moyenne de 3,262 kilomètres par chaine. Certaines ont duré plus longtemps que d'autres, les SRAM 971 étant les plus durables. Il est important de les changer fréquemment car elles s'étirent avec le temps et abiment les plateaux et pignons. Nous avons aussi remplacé les "sprockets" et le plateau avant après 20,000 kilomètres, ce qui fait partie de l'entretien normal.
Il faut aussi huiler la chaine très fréquemment!

Pour plus d'information sur les vélos, vous pouvez aller voir l'onglet Vélo sur le blogue ainsi que le bilan Équipement que nous avions fait en 2013 suite à notre voyage de 6 mois aux USA.


La semaine prochaine, le bilan pour l'équipement de camping!